à la découverte des cépages traditionnels de l’île d’Aphrodite

http://www.rfi.fr/europe/20181123-vins-chypre-decouverte-cepages-traditionnels-indigenes-ile-aphrodite-mavro-xynisteri

EXTRAIT

Réputée être l’une des plus anciennes au monde, la viticulture à Chypre daterait de plus de 6 000 ans. Le pays peut même se flatter de posséder le plus vieux vin toujours en production. Cependant, le vin de l’île d’Aphrodite reste peu connu du grand public. Depuis une quinzaine d’années, une soixantaine de producteurs tentent de redorer son blason en misant sur la qualité. Radio France Internationale vous propose de partir à la rencontre de quelques-uns de ces passionnés qui transmettent leur savoir-faire de génération en génération et de découvrir des cépages autochtones.

De notre envoyé spécial à Chypre

Une immense salle de dégustation avec d’énormes baies vitrées surplombant un paysage époustouflant de montagnes. Une vue imprenable de 180 degrés sur des vignes et des villages avoisinants. A cette altitude, le visiteur a l’impression de dominer pacifiquement le monde, voire de côtoyer les dieux, presque. Ici, tout est calme et serein. Et pourtant, nous sommes bien sur Terre, à la propriété Kolios, perchée à plus de 1 000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Son propriétaire, Marios Kolios, nous accueille en ce matin ensoleillé d’octobre dans un bâtiment imposant du village d’Agios Photios, dans le district de Paphos, l’une des deux grandes régions viticoles à l’ouest de Chypre.

Une affaire familiale

Marios Kolios, élancé, la cinquantaine passée, moustache grise bien entretenue, baigne dans le vin depuis sa plus tendre enfance. « Nous cultivons le raisin depuis plusieurs générations. En 1972, à l’âge de 11 ans, j’ai commencé à faire du vin avec mes grands-parents maternels dans un vieux village situé plus en contrebas. Nous produisions alors uniquement pour la famille et les amis. Je me suis lancé dans le commerce du vin que depuis vingt ans, en commençant à partir de rien, ici, en 1999 », raconte-t-il en formulant le vœux que ses trois enfants, en charge des ventes avec son frère, prennent la relève un jour. Son vignoble ne couvre que 12 hectares……..

Un cépage plein de promesses

Andreas Makkas s’entoure d’un œnologue et d’un ingénieur agronome pour produire, en 2017, ses 330 000 bouteilles (grandes et petites), soit environ 200 000 litres, tous types confondus. Vingt pour cent de cette cuvée est exportée vers la Chine, la Russie, la Grèce et le Royaume-Uni, ses plus gros clients. Des vins élaborés principalement à partir de cépages indigènes, notamment le promara, utilisé pour les blancs. « Le promara a failli disparaître. Redécouvert il n’y a pas longtemps, nous le relançons. Plein de promesses, il allie rondeur et élégance », affirme-t-il. Mais son best-seller reste un rouge vendu entre 5,80 et 6,20 euros dans des magasins spécialisés et les supermarchés et qui combine deux variétés locales (maratheftiko et lefkada) avec le grenache et le syrah. Cette fusion donne en bouche un vin très aromatique, avec un arrière-goût agréable, une pointe de cerise, un soupçon de fraise et une note de violette.

« Le vin est synonyme de partage »

Quinquagénaire chaleureux, Andreas Makkas maîtrise à merveille l’art de la communication et voit grand. Il nous emmène en voiture sur les lieux de ses futures nouvelles installations… Le véhicule tout terrain gravit laborieusement les contreforts d’une montagne située à cinq minutes de la propriété. Autrefois, les viticulteurs utilisaient des ânes pour atteindre les sommets sur lesquels étaient plantées les vignes. « Nous sommes sur une élévation de 1 150 mètres. Avec une subvention de l’Union européenne, via la Politique agricole commune, nous espérons débuter les travaux de notre bâtiment ultra moderne de quatre étages d’ici la fin de l’année. Nous y accueillerons des visiteurs et des partenaires, nous pourrons les loger, ils découvriront ainsi nos diverses activités. Car le vin est synonyme de partage. Des gens se rencontrent grâce au vin », répète-t-il à l’envi.

Depuis les cimes, le vent enivre et la vue sur la mer est magnifique. Andreas Makkas y a déjà fait planter quelques vignes, de basse taille, à cause du relief et de la petite surface du sol. Impossible en effet, sur ces hauteurs où l’on a jusqu’à 60% d’inclinaison, d’avoir des rangs de vignes bien alignés comme sur des terrains plats.

…….

QUESTION :

  • Apprécies-tu le vin ? Es-tu un amateur de vin ?
  • As-tu, prêt de chez des vins de qualités ?
  • Pourrais-tu en parler ?

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